Grèce : Le Front National, pour le principe du remboursement de la dette !

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Grèce : Le Front National, pour le principe du remboursement de la dette !

Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National, Député français au Parlement Européen

Immédiatement après son élection Monsieur Alexis Tsipras a engagé avec son ministre des finances Yannis Varoufakis, un marathon de ses créanciers européens pour mettre un terme aux mesures d’austérité de la troïka (UE, BCE, FMI), restructurer la dette grecque de 320 Mds € (175 % du PIB) et ainsi sortir de la dépendance à l’Europe.

Si le Front National, qui ne partage pas le programme politique de Syriza, est favorable à un éventuel moratoire sur la dette avec un rééchelonnement de la durée et des intérêts pour permettre un nouveau départ à la Grèce et ainsi éviter une crise humanitaire, en revanche une dette est une dette. Ne pas rembourser le principal de sa dette est un risque de réputation inacceptable et rembourser est un devoir éthique pour un « Etat de droit ». La dette grecque devient alors une question de politique étrangère.

Une annulation de la dette publique de 50 % comme proposée au gouvernement grec par Matthieu Pigasse, le banquier-conseil de Lazard ou autre B. Obama, est irresponsable. Cet effacement d’environ 100 Mds € de créances dont 23 pour la France, équivaudrait à un défaut partiel qui mettrait le feu aux poudres des finances publiques européennes.
De même la solution financière grecque, de substitution d’obligations anciennes par des nouvelles, est inepte car elle correspond à une dette perpétuelle sur le dos du peuple.

Dans tous les cas, les négociations pour obtenir un accord global sur la situation budgétaire de la Grèce devront raisonnablement avoir abordé deux questions essentielles:
– le règlement définitif de la créance historique grecque sur l’Allemagne en réparations financières de guerre (162 Mds €).
– les moyens d’agir via sa politique monétaire souveraine (avec la Drachme) afin de monétiser partiellement sa dette, en contrepartie de réformes structurelles douces mais efficaces.

Au moment où la troïka est démocratiquement rejetée pour son austérité inutile et que l’euro n’est plus une monnaie unique depuis le 22 janvier 2015, date de l’annonce d’un QE de 1140 Mds € de la BCE, la France à l’opportunité de redevenir le centre politique de l’Europe.

A l’occasion de la visite diplomatique ce jour de M. Tsipras en France, le Président Hollande pourrait prendre l’initiative politique d’organiser à Paris d’ici le printemps, un « sommet sur la dette européenne » avec les 19 pays de la Zone Euro, sous l’égide du légitime « Club de Paris » et de l’Eurogroupe.

Outre l’objectif d’apurement des surendettements nationaux par ce club des créanciers, le consensus devra aussi porter sur la restauration des emplois et de la croissance économique.

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